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Fuente : Government of the Republic of Congo
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L'UNICEF-Congo et le Japon renforcent leur partenariat dans la lutte contre le paludisme
/noticias.info/ L'ambassadeur du Japon au Congo, Hiromi Okamoto et le représentant du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Jean Michel Ndiaye ont signé le 23 juin 2005 à Brazzaville, des documents techniques relatifs au projet de lutte contre le paludisme et les maladies infectieuses infantiles. Le Gouvernement japonais finance ce programme à plus d'un milliard de francs CFA.
Le projet de lutte contre le paludisme et les maladies infectieuses infantiles sera exécuté au Congo par le biais de l'UNICEF. Il a été approuvé par le Japon en mai dernier et constitue une sorte de bouffée d'oxygène pour l'enfance congolaise. Première cause de consultation, le paludisme représente 40,4% de morbidité et 32,2% de mortalité dans les structures de santé.
Le paludisme frappe à la fois les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Dans son discours de circonstance, le ministre de la Santé et de la Population, Alphonse Gando a indiqué que le paludisme était le premier motif de consultation et de mortalité dans les formations sanitaires du pays.
«Le paludisme touche les enfants de moins de 5 ans pour lesquels il est la cause de d'au moins 50% d'hospitalisations. En raison des conséquences néfastes du paludisme sur la grossesse, les femmes enceintes sont également un groupe cible», a déclaré M. Gando.
Le projet de lutte contre le paludisme et les maladies infectieuses infantiles vise à assurer la prévention du paludisme par l'utilisation de la moustiquaire imprégnée d'insecticide chez 70% des femmes enceintes et 60% d'enfants, former les prestataires sanitaires et communautaires à la prise en charge des cas de paludisme à domicile et dans les formations sanitaires et assurer l'administration du traitement préventif intermittent du paludisme à base de sulfadoxine pyriméthamine à 70% des femmes.
M. Gando a fait savoir que la poliomyélite constituait un problème de santé publique au Congo. La maladie paralyse les enfants à bas âge et les rend invalides. Le Congo a connu l'épidémie de la poliomyélite dans les département du Niari, de la Bouenza et de la Lékoumou avec plus de 20 cas entre 1999 et 2000.
Depuis 2001, aucun cas du polio virus sauvage n'a été signalé sur l'ensemble du territoire national. Les autorités sanitaires ont mis en place des stratégies, en vue d'une protection individuelle et collective. «En ce qui concerne la poliomyélite, le Congo a adhéré à l'initiative mondiale pour l'éradication de cette maladie», a confié M. Gando.
De son côté, M. Ndiaye a souligné la dégradation des infrastructures socio-sanitaires et la faible qualité des interventions qui, selon lui sont à l'origine de la baisse de la couverture vaccinale et à l'augmentation de la morbidité et de la mortalité.
«Malgré les efforts consentis par le Gouvernement pour la restructuration du système national de santé et la revitalisation des programmes de lutte contre la maladie, le paludisme demeure la première de morbidité et de mortalité. Pour maintenir les acquis de nos campagnes de lutte contre la poliomyélite, nous devons obtenir et maintenir une couverture vaccinale de plus de 80% pour tous les antigènes du PEV», a-t-il poursuivi.
Le Japon prête main forte à l'UNICEF-Congo dans la lutte contre les maladies affectant les enfants. En 2003, le Gouvernement japonais à aider l'UNICEF-Congo dans l'acquisition des moustiquaires imprégnées. Le Japon a déjà injecté quelque 31 millions de dollars américains dans la lutte contre le paludisme dans le monde.
«Nous partageons avec cet organisme les mêmes sentiments au regard du paludisme, responsable de sérieux dommages causés à la santé des peuples africains, freinant ainsi leur développement socioéconomique», a confié M. Okamoto. notas_de_prensa_archivo
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