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FORMULA 1 - RENAULT: Montreal : Du côte du Taureau Rouge
/noticias.info/ Fabrice Lom, en charge de la motorisation Renault pour Red Bull Racing, revient sur le Grand Prix du Canada... à l'issue duquel le V8 de Viry-Châtillon a décroché son premier podium de la saison.
Fabrice, vous rentrez de Montréal avec un podium, vous devez être ravi ?
C'est vrai, tout le monde est très heureux de ce résultat qui, je crois, ne doit rien à la chance. Alors que le circuit Gilles Villeneuve, sur le papier, ne faisait pas partie de ceux qui devaient nous être favorables, nous y avons été compétitifs dès le vendredi. Nous avons réalisé encore quelques progrès samedi et un signe ne trompe pas : Mark Webber était le 5ème pilote le plus rapide en Q2, la partie la plus rapide des qualifications. Notre meilleur résultat de la saison dans ces conditions.
Malheureusement, Mark a connu un peu moins de réussite par la suite...
Il est sorti de la piste juste à la fin de Q2, ce qui l'a placé automatiquement en dixième position sur la grille... sans être libre de déterminer sa stratégie. Cette situation l'a énormément pénalisé en course, puisqu'il devait partir pour deux arrêts et qu'il a sans cesse buté sur des voitures plus lentes car parties pour s'arrêter une seule fois.
David, en comparaison, a connu une course parfaite ?
Il n'était pas qualifié dans le top10 et cela nous a permis de lui tailler une stratégie sur mesure. En anticipant les fréquentes neutralisations de Montréal, nous avons rempli son réservoir à ras-bord et lui avons demandé de ne s'arrêter qu'une seule fois. C'était un pari que nous pouvions relever techniquement : même chargée en essence, la RB4 ne connaissait aucun problème de freins. Ce n'était pas le cas de tout le monde. Lorsque la voiture de sécurité est entrée en action, aux environs du tour n°20, les leaders se sont arrêtés, mais David a pu continuer. Ensuite, il n'a commis aucune erreur et a terminé la course troisième. Du très bon travail...
Du bon travail qui vous permet d'occuper désormais la quatrième place des constructeurs. Objectif 2008 déjà atteint ?
Loin de là ! Nous savons qu'espérer terminer troisièmes serait illusoire. En revanche, nous avons un objectif double : nous défendre contre le retour de Toyota, qui a inscrit huit points à Montréal, et progresser en performances en vue de la saison prochaine. Si nous pouvions nous mêler à la lutte parmi les top teams d'ici la fin de la saison, nous serions heureux.
Lors de notre dernière conversation, vous hésitiez à changer le moteur de David Coulthard après Monaco. Quelle décision avez-vous prise, finalement ?
FL : David a utilisé un moteur neuf. Nous deux pilotes reviennent ainsi sur un cycle identique.
Est-ce plus confortable au niveau de votre travail ?
Mettre tous ses œufs dans le même panier n'est pas toujours la meilleure des options. Imaginons qu'une spécification moteur connaisse un léger souci technique : au lieu de connaître un problème avec une seule voiture, nous l'aurions avec deux. Nous serions alors pieds et poings liés. Au niveau logistique, il faudra également s'organiser de manière différente : chez Red Bull, les moteurs qui ont effectué deux Grands Prix consécutifs sont utilisés le vendredi, lors des essais libres du Grand Prix suivant. Cela signifie qu'il faudra maintenant réviser deux V8 et pas un seul. Cela dit, je souhaite que le cycle reste le même jusqu'à la fin de la saison : cela signifierait que nous n'avons rencontré aucun problème en course ! notas_de_prensa_archivo
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